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Décider quoi construire ensuite

Torn Studio3 min de lecture

Réponse courte

Une décision de priorisation tient quand elle est écrite : ce qui sera construit, quel problème cela règle, ce qui est mis de côté, et ce qui devra être vrai dans deux mois pour que la décision ait été juste. Une page par décision suffit, relue à voix haute au point suivant.

La plupart des backlogs sont des listes de tout ce que quelqu’un a demandé un jour. Une telle liste se trie indéfiniment, parce qu’il lui manque ce qui donne un sens au tri : ce que vous cherchez à obtenir ce trimestre.

Commencez par ce qui sera vrai dans trois mois

Un objectif formulé comme un état rend la priorisation simple. Chaque proposition se confronte à « un nouveau client démarre par ses propres moyens », et la plupart tombent en dix secondes. Un objectif formulé comme une activité ne fait pas ce travail, car une activité se justifie toujours.

Trois questions qui séparent les propositions

Posez-les dans l’ordre ; la troisième fait le plus gros du travail. Une proposition dont le report ne coûte rien peut attendre, quelle que soit l’insistance de qui la demande.

  • Quel problème cela règle-t-il, pour qui, et à quelle fréquence survient-il ?
  • De quoi serons-nous plus certains une fois que ce sera construit ?
  • Que coûte un report de trois mois ?

Écrivez la décision sur une page

Une décision prise seulement en réunion se renégocie dès que quelqu’un s’agace. Une page avec la date, le choix, les options qui étaient sur la table et ce qui devra être vrai dans deux mois fait démarrer la discussion suivante là où la précédente s’est arrêtée. C’est le principe d’un ADR : la raison survit à celui qui l’a écrite.

Repriorisez toutes les deux semaines

Deux semaines suffisent pour repérer un changement et pour terminer quelque chose. L’objectif lui-même se revoit chaque trimestre. Une décision qui se révèle fausse au bout de quatre semaines se corrige à peu de frais tant que son motif est écrit.

Ce qui déraille le plus souvent

La liste devient une liste de souhaits, le plus gros client obtient le dernier mot, et tout ce qui est difficile à estimer est repoussé jusqu’à devenir urgent. D’après notre expérience, les trois sont les symptômes d’une même chose : un objectif que personne dans l’équipe ne sait citer de mémoire.

Questions fréquentes

À quelle fréquence faut-il reprioriser ?
Toutes les deux semaines convient à la plupart des équipes. Plus souvent, il devient difficile de terminer quoi que ce soit ; plus rarement, la réalité a déjà bougé entre deux séances.
Que faire de tout ce qui ne sera jamais construit ?
Supprimez-le. Un backlog de 300 entrées est une liste que personne ne lit. Ce qui compte vraiment revient de soi-même, en général en quelques semaines et avec un meilleur argument.
Qui devrait porter la priorisation ?
Une personne, qui écoute largement et tranche seule. La priorisation en groupe produit des listes où tout est deuxième par ordre d’importance, et l’ordre revient alors à qui argumente le plus longtemps.
Comment gérer un grand client qui exige une fonctionnalité ?
Notez ce que le client cherche à obtenir, combien d’autres ont le même problème et ce que la construction coûte. Il existe souvent une solution plus petite qui couvre les deux, visible seulement une fois le besoin formulé.
Avons-nous besoin d’estimations en heures ?
Rarement. Un ordre de grandeur en jours, semaines ou mois suffit pour choisir entre deux propositions. Les estimations précises coûtent du temps et se trompent justement là où l’incertitude est forte.
Quand une feuille de route vaut-elle la peine ?
Quand elle décrit des problèmes dans l’ordre du temps. Une liste de fonctionnalités datées devient une promesse à justifier ensuite ; une liste de problèmes supporte que la réalité change.

Dites-nous ce que vous voulez construire

Trente minutes, sans frais, et une réponse franche sur le fait que nous soyons ou non le bon studio.